La vidéo parfaite n’existe pas, c’est vrai. Mais s’il y’a bien un élément essentiel à ne pas louper, c’est la stabilité de votre image. Si les méthodes classiques n’ont pas pu vous sauver, voyons comment la 3D peut tirer son épingle du jeu.

Comment stabiliser une video en 3D

Stabiliser les images d’une vidéo, c’est sûrement un des plus gros défis que vous aurez à gérer si vous voulez des images nettes et un résultat minutieux. Quoi de plus fatal que de passer pour un amateur avec des plans qui donneraient le mal de mer au capitaine Haddock.

Vous ne pouvez pas l’envisager. Votre boulot, c’est de réaliser les plans les plus esthétiques possible, de capturer des images parfaites. Les solutions sont denses aujourd’hui et répondent dans la plupart des cas à la demande mais surtout à vos besoins du moment.

Chacune a le mérite d’exister avec leurs intérêts et leurs limites. Vos conditions de tournage, vos moyens financiers ou même vos connaissances sur le sujet peuvent vous amener à préférer une technique de stabilisation plutôt qu’une autre.

Mais parfois, même avec toute la bonne volonté du monde, ça ne suffit pas. C’est la désillusion. Le résultat que vous obtenez n’atteint pas vos espérances.

Vous l’avez vu dans le titre, aujourd’hui, on va parler 3D et voir comment elle peut vous aider.

C’est une méthode méconnue par beaucoup de professionnels. Elle offre pourtant une superbe alternative quand vous êtes au pied du mur avec votre projet audiovisuel.

On est passé par là pour le tournage d’un court-métrage il y’a quelques années. Faute de budget et de temps (- de 48h), aucune technique de stabilisation n’avait été réfléchie au préalable. Tout le projet était réussi et un seul plan nous faisait défaut. On ne pouvait pas se permettre de le supprimer et faire comme si de rien n’était car il était important dans la structure du film. Ça nous a littéralement sauvé la vie.

La stabilisation vidéo par la 3D, kézako ?

Vous ne devez pas voir la stabilisation vidéo par la 3D comme LA solution révolutionnaire qui va régler tous vos tracas. C’est une méthode complémentaire aux autres qui répond à certains problèmes spécifiques et dépend fortement des images de vos rushs.

Par exemple, elle peut vous être utile pour rattraper une prise de vue complètement ratée sur un tournage ou si vous n’avez aucun moyen de stabiliser votre vidéo sur l’instant T. Pour un projet urgent et décisif, elle peut vous permettre d’éviter l’utilisation d’une stabilisation numérique en post-production et ainsi de préserver la qualité de votre image.

On va rentrer dans les détails techniques. Ne partez pas, on vous a simplifié les choses.

Comment stabiliser une vidéo grâce à la 3D en seulement 3 étapes :

  • On procède premièrement à la récupération des informations de mouvements de la caméra qui tremble à l’aide de points placés dans l’espace afin de les reproduire numériquement. On appelle ça du Matchmoving.
  • En se basant sur la vidéo et les données récupérées, on remodélise entièrement le décor de la scène en 3D.
  • Ensuite, une caméra virtuelle avec une trajectoire stabilisée et corrigée va refilmer le décor numérique.

Comme un exemple concret surpasse toutes les explications du monde, voici le plan du court-métrage en question où nous avons utilisé cette méthode.

Et maintenant, la scène stabilisée après le traitement 3D.

Comme vous pouvez le remarquer, notre captation vidéo initiale est assez chaotique. Et c’était d’autant plus flagrant que nous devions ajouter un véhicule 3D au premier plan. L’ennui, c’est que notre caméra 3D se basait sur des points réels éloignés et placés sur la devanture du garage.

Du coup, les tremblements de la caméra étaient encore plus décelables lors de l’intégration de la voiture d’autant plus que celle-ci s’attachait à des éléments hors champs.

Nous avons dû reproduire le décor en 3D afin de stabiliser le plan.

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Les avantages et les inconvénients de cette méthode

Et là vous vous dites certainement « Il est marrant celui-là, comment je m’en sers ? ». C’est vrai que ça ne s’adresse pas à tout le monde. Il est bien là le problème. Ce procédé nécessite des compétences particulières en 3D. Si vous les avez, c’est une excellente nouvelle pour vous. Dans le cas contraire, rien n’est impossible et vous pourriez très bien en apprendre les bases pour vous en sortir correctement.

Cette méthode ne s’appliquera pas à tous les plans. Voyez-là plutôt comme un filet de sécurité si vous avez besoin de rattraper une énorme erreur de jugement ou un oubli qui va vous permettre de stabiliser votre image en conservant sa qualité.

En plus de profiter d’une vraie stabilisation sans utiliser de cache-misère, vous pouvez également combiner cette approche en complément d’autres stabilisateurs, notamment pour des mouvements en translation que vous retrouvez lors de scènes dans un escalier ou pour des plans-séquences avec un acteur qui marche.

Si vous souhaitez plus de détails concernant cette solution, n’hésitez pas à nous poser toutes vos questions ! 😉